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La tradition se manifeste toujours dans le présent. C'est un cadeau que chaque peuple se fait. Se souvenir, c'est continuer d'exister.
Mon ami Jean Denault se souvient : depuis sa tendre enfance, il entendait ses oncles et ses tantes chanter les chansons qui constituent cet album.
Chaque famille avait sa version de ces chansons traditionnelles aux auteurs anonymes. Elles ont traversé les siècles et, pour certaines, l'océan. Elles se sont transformées.
Les identités qui en découlent s'enrichissent constamment. Ce sont des couches qui s'accumulent, des couleurs qui se superposent pour former un tissu riche en expression.
Pour ce qui est des arrangements, j'ai laissé l'inspiration du moment prendre sa place avec pour souci de préserver une continuité dans les textures d'orchestration.
L'accordéon, la guitare, la mandoline, la percussion et le violon sont les principaux instruments qui composent cet album.
Jean et moi, on se connaît depuis plus de 18 ans. Ce projet a pris racine dans notre cœur depuis longtemps et il se présente aujourd'hui à vous.
Nous sommes fiers de faire partie d'une histoire commune, celle d'une culture que nos ancêtres ont forgée à la sueur de leur front.
Sur la pochette de couverture, on peut voir le petit Jean Deneault qui se tourne vers sa sœur. On voit plusieurs de ses tantes lors d'une de ces fameuses fêtes où l'on chantait ces chansons.
------------–---------------------------------------- Tradition lives on through the generations. It is a gift we pass on to one another. To remember is to keep our stories alive.
My friend Jean Denault remembers hearing his aunts and uncles sing these songs from the time he was a young child. They are the songs that make up this album.
Each family had its own version of these traditional songs, passed down through generations by unknown authors. They have endured through the centuries and, in some cases, crossed an ocean. Along the way, they have changed and evolved.
The cultural identities shaped by these traditions continue to grow richer over time. Like layers building upon one another and colours blending together, they form a richly expressive tapestry.
For the arrangements, I let the inspiration of the moment guide me, while keeping in mind the importance of maintaining a sense of continuity in the instrumental textures.
Accordion, guitar, mandolin, percussion and violin are the principal instruments heard throughout this album.
Jean and I have known each other for more than 18 years. This project has been close to our hearts for a long time, and now, at last, we are sharing it with you.
We are proud to be part of a shared history, of a culture our ancestors shaped through generations of hard work and perseverance.
The album cover features a photograph of young Jean Denault turning toward his sister, with several of his aunts gathered nearby. It captures one of those memorable family celebrations where these songs were sung.
Eric Bernard et Jean Denault Dans la mémoire Longtemps credits released October 26, 2026
Voix: Jean Denault Production, réalisation et Instruments: Eric Bernard Voix réponses : Samuel J. Bernard, Eric Bernard, Pamela Ranger, Nicole Lefebvre Violon: Tommy Gauthier Graphisme: Eric Bernard:
Peuples de la terre
Sortie le 27 mai 2026
Peuples de la terre est une valse. L’accordéon et la guitare sont les instruments principaux. Une trompette, 3 cors français, une basse et des percussions complètent l’arrangement. C’est une fanfare. La mélodie est comme un parcours qui évoque une certaine nostalgie. Aussitôt qu’on l’entend, naturellement, on se met à la chanter nous aussi. On peut s’imaginer alors en communauté avec des amis, la famille, le village qui chante ensemble. Les images de la musique sont les œuvres de Yves Lavoie que j’ai adaptées dans un petit film animé. J’ai approché Yves après avoir complété la production de la pièce musicale. J’ai donné carte blanche à Yves. Seul le titre « Peuples de la terre » propose alors un scénario. Une version de l’audio en Dolby Atmos a été réalisée par Denis Cadieux.
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La vie de chaque individu est une perspective.
Au cours de son existence, à travers ses interactions, il contribue à la constitution d’une trame mouvante, géographiquement définie.
Certains individus traceront les ornières de petits sentiers dans des lieux qui seront toujours plus ou moins les mêmes.
D’autres, telles des comètes, dévieront de trajectoire en trajectoire, au gré de l’attraction des corps rencontrés sur leurs parcours.
Il y a les familles auxquelles les individus appartiennent. De toutes natures: unies, éclatées ou fusionnelles. On s’y attache. On veut s’en libérer. On oscille parfois entre les deux.
Il y a la ville, le village qu’on habite un certain temps ou pour toujours.
Lui aussi il change. Le souvenir tel qu'on le construit dans notre prime jeunesse reste souvent un idéal. Il nous berce et brasse dans tous les sens. C’est le bercail, le berceau de nos premières amitiés, l’essence même de notre constitution.
Notre langue est la première frontière que nous rencontrons. Ce n’est pas une ligne imaginaire qui marque un territoire.
La langue, la culture et le pays fondent l’identité à laquelle nous appartenons bon gré mal gré, malgré nous.
Pour pouvoir comprendre l’Autre, il faut prendre conscience de notre propre constitution culturelle.
La culture ne s’achète pas: elle s'enracine à la naissance dans la chair et l’émotion. Elle s’inscrit dans le monde.
Les expériences et les échanges sont des privilèges immenses, infinis.
L’odeur d’une fleur et l’arôme de la vanille sont des raretés dans la Voie lactée, à l'échelle du cosmos où voyage notre vaisseau, la Terre.
Eric Bernard, Nicole Lefebvre
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Bien installés dans une ambiance feutrée, la musique réconforte les acteurs et les actrices de cette scène préfabriquée. Les musiciens sont impeccables. Comme leurs habits. Tout est prévu : le répertoire, la durée, les transitions, le menu… Le décor artificiel est d’une importance capitale. Le bonheur réel des invités n’est pas important. L’apparence, elle, oui. Un mariage, une célébration — peu importe. L’apparence et les artifices sont les ultimes visées de cette mascarade répétée. On recrée ici une scène de cinéma hollywoodien où les robes, les vestons et les bijoux somptueux deviennent le gage de l’accomplissement individuel. Le lieu de rassemblement : une salle aux murs de grandes vitrines. De l’intérieur, la ville au loin. Les lumières, multiples, brillent comme une galaxie dans le ciel. — Sans avertissement, le ciel devient rouge. Subitement. Le feu fait rage. Partout. La panique efface l’idée même de sortir, comme si fuir n’existait plus. Et pourtant, les musiciens continuent. Comme sur le Titanic, ils n’arrêtent pas de jouer. Le saxophoniste sublime sa peur, dans un solo tendu, brûlant, qui incarne désormais toute la fureur ressentie. — Comme si le confort avait engourdi les esprits, empêchant de voir venir le désastre. — Puis, lentement, les consciences s’éveillent. Elles comprennent. L’équation devient claire. La cupidité. Le confort. L’insouciance des conséquences. Sans pitié. — Et au milieu de tout cela, l’innocence d’un sourire d’enfant. Peut-être. Peut-être encore, une possibilité. Un retour. À la paix.
Comfortably settled in a hushed atmosphere, the music soothes the actors and actresses on this prefabricated stage. The musicians are impeccable. As are their outfits.
Everything is planned: the repertoire, the duration, the transitions, the menu… The artificial setting is of paramount importance. The guests' actual happiness is irrelevant. Appearance, however, is.
A wedding, a celebration—it doesn't matter. Appearance and artifice are the ultimate goals of this repeated charade. Here, a scene from a Hollywood film is recreated, where sumptuous dresses, jackets, and jewelry become the hallmarks of individual achievement.
The gathering place: a room with walls of large glass cases. From inside, the city stretches out in the distance. The multiple lights shine like a galaxy in the sky.
— Without warning, the sky turns red. Suddenly. Fire rages. Everywhere. Panic obliterates the very idea of leaving, as if escape no longer exists.
And yet, the musicians continue.
Like on the Titanic, they never stop playing. The saxophonist sublimates his fear in a tense, searing solo that now embodies all the fury he feels.
— As if comfort had numbed their minds, preventing them from seeing the impending disaster.
— Then, slowly, their consciences awaken.
They understand. The equation becomes clear. Greed. Comfort. Disregard for the consequences.
Without pity.
— And amidst all this, the innocence of a child's smile. Perhaps.
Perhaps still, a possibility. A return. To peace.
Si une image vaut mille mots, le pouvoir évocateur d'un seul mot vaut une parcelle de vie. Portés par la musique, les mots s'animent en couleurs et douleurs, en douceurs et humeurs. Ce qui est magique avec les mots et la musique, c'est que mes images et tes images n'ont pas besoin d'être les mêmes pour nous transporter dans l'univers du poète, des émotions... de la vie. Tout court. Nicole Lefebvre
Lorsqu'Eric m'a invité à participer à ce projet, j'ai été à la fois surpris et honoré. Je n'allais pas laisser passer une telle opportunité! On dit de moi que je suis un poète. Moi je ne sais pas. Mais je sais que j'écris. J'écris de la poésie. Suffit-il d'écrire de la poésie pour être qualifié de poète? Je ne sais pas...
J'écris pour vivre et parfois pour survivre. J'écris aussi par défaut! Je n'ai pas le talent de la musique ni du dessin. Il me restait donc l'écriture. Heureusement, j'aime ça. Il me restait donc l'écriture pour répondre à un besoin presque viscéral de m'exprimer.
Écrire de la poésie m'offre un espace de liberté et de créativité, mais aussi, un exutoire. La poésie me permet d'exprimer, pour ne pas dire d'expulser, une certaine folie qui m'habite bien malgré moi. Une folie douce et légère mais parfois lourde à porter...
Alors j'espère que ce projet vous plaira et je vous dis : bienvenus dans ma folie et dans notre univers créatif. Merci mes chers auditeurs, amis et autres. Bonne écoute!
Eric et Réal
Poèmes : Réal Lavigne Musique : Eric Bernard
Cher mon oncle Gilles, Tu me manques. Je pense à toi à tous les jours. Depuis ton départ définitif, je réalise à tous les jours la place importante que tu as eu dans ma vie.  je le savais déjà tout ça, mais ton départ marque encore plus ce fait.
Avant que tu partes dans ton sommeil éternel, tu as demandé à la médecin de ne pas contacter personne avant pour les avertir de ta décision. Après bien sûr, tu as donné la permission de raconter ce qui s'était passé ce jours là et de quelle façon. Voici ce que la médecin m'a dit quand j'ai voulu te parler pour une dernière fois et que tu étais endormi. Elle m'a dit qu'elle t'avait demandé si tu voulais quelque chose en particulier. Vu que ta main gauche venait de paralysé et que tu ne pouvais plus manger tu as demandé qu'on t'endorme.
Tu as voulu entendre une dernière chanson en particulier avant de quitter ta vie. Tu as dit.... "Santana... Oyé como va.
Le personnel a alors fait jouer cette chanson. Tu l'as écouté avec attention. Tu avais toute ton esprit. Quand la chanson s'est terminée, tu as dit " Ben c'est ça ! .... Bye la vie... Sans plus. Dans le calme. Tu es resté tranquille et paisible. Tranquillement, on t'a administrer les sédatifs pour que tu t'endormes. Un peu plus tard, j'ai téléphoné pour te parler. Je t'ai demandé et l'infirmière m'a répondu que tu dormais, j'ai alors dit que je rappellerai plus tard, mais c'est là qu'on m'a raconté ce que je viens de vous écrire ici. Le 28 décembre sera ton premier anniversaire célébrer au ciel mononcle Gilles... d'habitude je t'appelle pour te souhaiter bonne fête... le 28 décembre, c'est ma fête aussi, nous sommes né à la même date. Nous sommes les deux gauchés... Dits bonjour à Grand-Maman et Marie-Berthe, Fernand et Jean-Baptiste ❤️❤️🙏 Bonne fête mononcle Gilles Tu seras toujours dans mon cœur à jamais. Merci pour tout Adieu Je t'aime
Cet album réunit sept pièces musicales méditatives, inspirées de la musique classique indienne et de la pratique du yoga. Chaque composition naît de la rencontre entre l’univers des ragas, porteurs de climats émotionnels et spirituels précis, et celui des asanas, postures du corps devenant ici postures de l’écoute. Le résultat est une musique contemplative, organique, que l’on pourrait qualifier de « quantique » : elle ne s’impose pas, mais s’adapte. Elle accompagne l’état intérieur de l’auditeur, épouse ses pensées, les apaise et les transforme subtilement. À travers ces sept pièces, un voyage intérieur se déploie dans l’instant présent — un espace de lenteur, de respiration et de silence actif. L’album s’adresse autant à la méditation et à la pratique du yoga qu’à une écoute attentive, intime, tournée vers le ressourcement. Dans une époque marquée par la dispersion et la tension, cette musique propose une pause essentielle : un retour à soi, à l’écoute profonde, à l’équilibre.
This album brings together seven meditative pieces, inspired by Indian classical music and the practice of yoga. Each composition arises from the encounter between the world of ragas, which convey specific emotional and spiritual atmospheres, and that of asanas, bodily postures that here become postures of listening.
The result is contemplative, organic music, which could be described as "quantum": it doesn't impose itself, but adapts. It accompanies the listener's inner state, embraces their thoughts, soothes them, and subtly transforms them. Through these seven pieces, an inner journey unfolds in the present moment—a space of slowness, breath, and active silence. The album is intended as much for meditation and yoga practice as for attentive, intimate listening, focused on rejuvenation. In an era marked by fragmentation and tension, this music offers an essential respite: a return to oneself, to deep listening, to balance.