Peuples de la terre
Sortie le 27 mai 2026
Peuples de la terre est une valse. L’accordéon et la guitare sont les instruments principaux. Une trompette, 3 cors français, une basse et des percussions complètent l’arrangement. C’est une fanfare. La mélodie est comme un parcours qui évoque une certaine nostalgie. Aussitôt qu’on l’entend, naturellement, on se met à la chanter nous aussi. On peut s’imaginer alors en communauté avec des amis, la famille, le village qui chante ensemble. Les images de la musique sont les œuvres de Yves Lavoie que j’ai adaptées dans un petit film animé. J’ai approché Yves après avoir complété la production de la pièce musicale. J’ai donné carte blanche à Yves. Seul le titre « Peuples de la terre » propose alors un scénario. Une version de l’audio en Dolby Atmos a été réalisée par Denis Cadieux.
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La vie de chaque individu est une perspective.
Au cours de son existence, à travers ses interactions, il contribue à la constitution d’une trame mouvante, géographiquement définie.
Certains individus traceront les ornières de petits sentiers dans des lieux qui seront toujours plus ou moins les mêmes.
D’autres, telles des comètes, dévieront de trajectoire en trajectoire, au gré de l’attraction des corps rencontrés sur leurs parcours.
Il y a les familles auxquelles les individus appartiennent. De toutes natures: unies, éclatées ou fusionnelles. On s’y attache. On veut s’en libérer. On oscille parfois entre les deux.
Il y a la ville, le village qu’on habite un certain temps ou pour toujours.
Lui aussi il change. Le souvenir tel qu'on le construit dans notre prime jeunesse reste souvent un idéal. Il nous berce et brasse dans tous les sens. C’est le bercail, le berceau de nos premières amitiés, l’essence même de notre constitution.
Notre langue est la première frontière que nous rencontrons. Ce n’est pas une ligne imaginaire qui marque un territoire.
La langue, la culture et le pays fondent l’identité à laquelle nous appartenons bon gré mal gré, malgré nous.
Pour pouvoir comprendre l’Autre, il faut prendre conscience de notre propre constitution culturelle.
La culture ne s’achète pas: elle s'enracine à la naissance dans la chair et l’émotion. Elle s’inscrit dans le monde.
Les expériences et les échanges sont des privilèges immenses, infinis.
L’odeur d’une fleur et l’arôme de la vanille sont des raretés dans la Voie lactée, à l'échelle du cosmos où voyage notre vaisseau, la Terre.
Eric Bernard, Nicole Lefebvre
